Stade: chronique d’un scandale démocratique et financier

Bruxelles, le 25 novembre 2016

Communiqué de presse

de Joëlle Milquet, Chef de file du cdH de la Ville de Bruxelles, et d’Hamza Fassi-Fihri, Vice-président du cdH et conseiller communal

Stade : chronique d’un scandale démocratique et financier 

Les révélations sur le dossier du stade apparues ce matin dans la presse confirment ce que le cdH de la Ville de Bruxelles dénonce depuis un an et demi, à savoir que le bail emphytéotique passé par la Ville avec Ghelamco est un scandale démocratique et financier.

Scandale démocratique car, alors que la majorité, par la voix de son premier Echevin et Echevin des Sports Alain Courtois, avait annoncé que le stade ne coûterait pas un euro d’argent public, force est de constater que cette promesse a été loin d’être tenue, pire, que la Ville continue à offrir des cadeaux au promoteur, payés par l’argent du contribuable (cfr. le bâtiment ovale, dont le terrain est cédé gratuitement sans contrepartie).

Scandale financier car le bail emphytéotique prévoit certes la mise à disposition du terrain pour un euro symbolique (ce qui est fréquent pour un bail emphytéotique) mais que, contrairement à la définition juridique de ce type de bail, la Ville devra racheter le stade au terme des 99 ans!!! Pourquoi le racheter si le terrain est cédé pour un euro? Et s’il faut racheter le stade, alors pourquoi ne pas louer le terrain à sa juste valeur? Cette opération inédite est clairement une contribution déguisée de la part de la Ville à la construction de ce stade « national », et qui engage le contribuable bruxellois sur plusieurs générations. Cela s’additionne aux 5 millions d’euros annuels TVAC que la Ville va reverser directement au promoteur en échange de places gratuites et d’utilisation ponctuelle d’espaces événementiels.

En octroyant ainsi des largesses au promoteur, la Ville finance de facto la construction du stade avec l’argent du contribuable, et continue à payer à la place des partenaires privés que sont Ghelamco et Anderlecht et ce, sans la moindre contrepartie financière.

Et que se passera-t-il si Anderlecht ne vient pas? Qui paiera les dix millions annuels de son loyer? Pour nous, cela ne peut être la Ville, en aucun cas! Le cdH de la Ville de Bruxelles interpellera le collège lors du prochain conseil communal. Cette situation est inacceptable pour le cdH d’autant qu’avec les retards pris dans le dépôt des permis, il est tout sauf certain que la Ville tiendra les délais requis par l’UEFA pour pouvoir accueillir la coupe d’Europe en 2020.

Contact presse : Magali Jeumont – 0494 387 382.

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