Vous n’êtes pas sans savoir que les élections communales sont là, à quelques encablures. Le 14 octobre prochain, les Bruxelloises et les Bruxellois devront choisir celles et ceux qu’ils souhaitent voir diriger leur Ville pour les six prochaines années.

En six ans, Bruxelles a vécu de nombreux événements qui l’ont marquée et qui appellent à une analyse et à des actions au-delà de l’émotion pour panser les plaies et préparer l’avenir pour tous.

Entre 2012 et 2018, Bruxelles a ainsi connu une crise de la gouvernance (samu social etc), une crise migratoire (parc Maximilien…) ; une crise de la sécurité (incidents et émeutes au centre-ville) ; une tension de la cohésion sociale (évaluée par le dernier rapport « Bruvoices » de la Fondation roi Baudouin en juin 2018) ; un échec politique de l’équipe dirigeante (trois bourgmestres ; échec du stade, gestion chaotique du piétonnier ; et bien sûr le traumatisme ultime, les attentats du 22 mars 2016.

Autant de soubresauts qui viennent s’ajouter aux enjeux structurels auxquels fait face la Ville : démographique, cohésion sociale, lutte contre la pauvreté, mobilité, transition écologique et qualité environnementale, maintien de la classe moyenne, rénovation urbaine, …

Bref, ce n’est pas le travail qui manque.

D’autant que le bilan de la Ville est loin d’être satisfaisant et ce sur plusieurs aspects :

La sécurité, et le sentiment de sécurité n’ont pas avancé voire ont reculé ;
La cohésion sociale reste un enjeu, avec une approche trop clivante et non inclusive, créant la méfiance au lieu de susciter l’adhésion ;
La politique de l’emploi et de la formation a été entièrement négligée, peu de projets nouveaux ont été lancés et plusieurs projets existants ont même été supprimés. La Ville connaît ainsi une des tendances baissières du chômage les plus faibles dans la Région ;
Les logements sociaux ont été les parents pauvres, avec peu de rénovations et une gestion faible au quotidien ;
La culture a été progressivement remplacée par le divertissement de masse importé de l’étranger, sacrifiant au passage la création locale et la dynamique culturelle propre ;
La propreté laisse toujours autant à désirer malgré que des actions ont bien été entreprises par la Ville ;
La mobilité a régressé, avec des politiques incohérentes au sein du Collège, entre les tenants du tout à la voiture face aux tenants d’une ville sans voitures, toutes deux caricaturales ;
Laeken, NOH et Haren, les grands oubliés par rapport au centre-ville ;
Les commerces ont été peu soutenus et la logique de la Ville a privilégié les grandes enseignes face aux petits commerces de proximité ;
Le rapport à l’associatif et au secteur privé de manière générale, avec une tendance à phagocyter les initiatives citoyennes, associatives et privées, au profit de projets publics parfois plus coûteux et/ou moins efficaces.
L’action sociale du CPAS, qui s’est perdu dans des priorités qui ne sont pas de son métier, et qui devrait être recentré sur ses missions de base ;
Le sport pour tous, très présent dans les discours mais absent dans les budgets et les actes.

Le cdH veut donc une nouvelle majorité, qui va privilégier la vie des quartiers aux grands projets, qui va rassembler et non cliver, associer les habitants et partenaires et non passer en force.

Nous voulons donc revenir au pouvoir avec cinq objectifs :

1. Améliorer la gouvernance de la Ville, la démocratie locale et les services à la population
2. Lutter contre l’insécurité par une police de proximité
3. Déployer une politique visant les 0-25 ans afin d’appuyer les familles dans leur éducation et renforcer le lien social, en renforçant la solidarité, l’associatif et la vie des quartiers
4. Réinsuffler une âme à la Ville, via plusieurs leviers : propreté, mobilité, logement, culture, commerce et espaces publics
5. Préparer la Ville à réussir la transition écologique et numérique

Ces objectifs seront atteints à travers 701 propositions que vous pouvez découvrir via le lien suivant :

2018 08 30 PROGRAMME 701 propositions du cdH