Bruxelles, le 26 février 2018

Communiqué de presse du cdH de la Ville de Bruxelles

« Ouvrir les placards sûrement mais surtout changer vite et fort dès maintenant et sans tabous :
Le cdH exige un second round de réformes radicales de la gouvernance à la Ville de Bruxelles »

Joëlle Milquet, Chef de file du cdH à la Ville de Bruxelles avait proposé, en janvier dernier, à Ecolo et Défi de demander à la majorité la constitution d’un groupe de travail en vue de révolutionner la gouvernance à la Ville de Bruxelles et d’anticiper immédiatement les règles de diminutions drastiques des rémunérations et de renforcement de la transparence. Le groupe de travail avec la majorité n’avait hélas pu bouger sous la période Mayeur. L’éclatement de l’affaire du Samu-social et le changement de Bourgmestre avait enfin fait évoluer la majorité qui a pu concrétiser nos propositions avec l’aboutissement du 1er bloc de mesures de diminution des émoluments.

Nous avions regretté qu’il n’y ait pas eu d’accord, comme nous le souhaitions, sur la gratuité des mandats dérivés pour les Echevins et avions souhaité aller beaucoup plus loin dans la fusion et la suppression de structures et avoir des avancées majeures concernant la dépolitisation de l’administration et le pluralisme dans les règles de recrutement. Cette demande fut réitérée en septembre 2017.

Après l’affaire Gial, un second tour de réforme radicale de la gouvernance à la Ville de Bruxelles s’impose donc plus que jamais comme nous le voulions car nous devons nous imposer une méthode forte, pluraliste et transparente qui généralise sans délai la découverte des éventuels dysfonctionnements de manière préventive dans l’ensemble des structures et ne pas se limiter à réagir à chaque fois qu’une affaire hélas éclate.

Nous demandons donc, comme cela sera exprimé en conseil communal ce lundi après-midi, que le groupe de gouvernance composé à la demande du cdH de la majorité et de l’opposition obtenu en 2017 se réunisse sans délai selon une méthodologie à établir pour décider des objectifs suivants :

1. Un audit pour chaque structure public de la ville

Nous exigeons :
– le lancement d’un audit par Asbl et structure communale avec un cahier des charges clair et un agenda précis en ce compris lancement d’un audit de la centrale d’achat et des régies dépendant de la Ville.

2. Réduction et simplification des structures publiques dépendant de la Ville

Nous demandons non seulement l’analyse d’un cadastre mais un audit général organisé sous le pilotage du groupe de gouvernance avec l’aide d’experts extérieurs pour envisager les suppressions, fusions, rapatriement au sein de la ville des asbl qui s’avèreraient opportunes.

3. Code de déontologie

Nous demandons que l’on puisse établir un code de déontologie applicable à l’ensemble des mandataires de la Ville en matière notamment de conflits d’intérêts, d’attitudes à l’égard des administrés, de communication et de personnalisation des noms et publication des photos dans des communications officielles de la Ville et de ses organes, en matière d’intervention dans des dossiers individuels, de cadre neutre pour les modalités d’invitation des habitants à des événements gratuits etc.

4. Dépolitisation des nominations

Nous voulons des mesures complémentaires en vue d’assurer l’objectivité des nominations dans l’enseignement des structures.

5. Objectivation de la politique des subsides

Il serait important de repenser les mécanismes d’objectivation des attributions de subsides ou le cas échéant des commissions pluralistes chargées de remettre des avis et d’assurer un meilleur suivi et contrôle de l’utilisation des subsides. Il serait opportun de concentrer aussi les politiques des subsides exclusivement auprès des échevins fonctionnels et supprimer les facultés laissées au bourgmestre sur ce point et repenser.

6. Transparence totale et efficacité du fonctionnement de Gial

Comme déjà demandé en décembre 2016 par Didier Wauters, le Règlement d’ordre intérieur du Conseil d’administration doit être revu notamment en vue de renforcer le contrôle de l’objet social de Gial, de développer un nouveau mode de gestion, une transparence et un meilleur contrôle démocratique sur les engagements des managers et directeurs de l’asbl. Dans la foulée, il serait utile de créer au sein du CA un bureau exécutif pour cette asbl dont le budget dépasse les 20.000.000€.

Par ailleurs, tous les scénarios permettant une mutualisation, et une collaboration approfondie avec le niveau régional (CIRB) doivent être analysés et suivit d’effets.
Nous exigeons de disposer de l’audit pour commencer ce travail urgent

Il faut certes ouvrir les placards mais surtout changer vite et fort, dès maintenant et sans tabous, majorité et opposition.